PEUT-ON MOURIR DE TRISTESSE?
Source: Compte Officiel Halima Gadji
La santé mentale est un domaine souvent flou et mal interprété par la communauté. On pense que celui qui souffre de dépression est soit sujet à des caprices, une maladie d’hommes blancs (abazungu), des sautes d’humeurs, etc. Mais, chaque jour que Dieu fait nous prouve qu’en vrai, des fois, la dépression est bien mise, toute souriante, et qu’elle habite même chez nous. Dans ce billet de blog, j’y explore ce vice invisible et profite de l’inspiration pour vous sensibiliser, chers lecteurs…
Halima Gadji, au-delà de la dépression
Mon travail quotidien m’expose autant à l’information qu’au buzz. Mais qui, en 2025, échappe encore à la guerre de l’attention ? Récemment, une actualité m’a particulièrement marquée : celle de Halima Gadji, actrice sénégalaise révélée dans Maîtresse d’un Homme Marié.
Il y a quelques jours, elle a partagé une vidéo inquiétante, en plein état de crise. Peu après, un message publié sur sa page précisait : « Halima traverse une période émotionnelle intense… Elle est en repos et son état s’améliore, pas à pas. »
Je lui envoie tous mes vœux de rétablissement. Halima est une voix forte et inspirante pour les femmes africaines. Ce qui force encore plus le respect, c’est sa sincérité : depuis l’âge de 11 ans, elle porte ce fardeau et choisit de ne pas le cacher. Une vraie amazone! En lisant certains commentaires sur cette vidéo, une évidence s’est révélée: nous devons apprendre sur la santé mentale encore et encore, surtout dans nos communautés africaines.
Une réalité troublante
Source: Freepik
J’ai eu à côtoyer des personnes qui se battent avec la dépression. Et pour être honnête, le plus dur reste souvent le fait que, d’une part, l’entourage ne sait pas toujours reconnaître les signes de cette maladie silencieuse, et que, d’autre part, les professionnels de la santé mentale sont extrêmement rares (imagine : un seul psychiatre pour 500.000 habitants, soit un chiffre dix fois inférieur aux recommandations de l’OMS).
La dépression est un mal qui tue à petit feu : peu à peu, le gentil devient brutal, le soigneux laisse place au désordre, l’énergique s’endort sans fin, et le croqueur de vie en vient à vouloir s’ôter le souffle, simplement pour tenter d’estomper la douleur.
Au départ, je trouvais certains conseils trop génériques, presque banals. Pourtant, avec le temps, j’ai réalisé qu’ils peuvent être d’une utilité incroyable. C’est pourquoi, aujourd’hui, je t’encourage à prendre des nouvelles de tes amis, même ceux qui vivent à l’étranger, même ceux qui semblent aller parfaitement bien, même ceux qui sourient et rient tout le temps. Ensuite, si tes moyens le permettent, consulte un(e) psychologue : ce geste peut faire toute la différence. Enfin, et surtout, prends soin de toi car ta santé mentale mérite autant d’attention que ta santé physique.
Avec amour,
Dame Syvine.