Osez briller : pourquoi les femmes doivent prendre la parole aujourd’hui »

22 juillet 2025

Osez briller : pourquoi les femmes doivent prendre la parole aujourd’hui »

Neilla NGABIRE, après Impact Woman 2.0

Environ 75 % des personnes ressentent une forme d’anxiété à parler en public ce qui représente plusieurs milliards de personnes dans le monde. Ceci prouve que la peur de parler en public est vraiment réelle. C’est pourquoi des écoles sont créées, des livres écrits, des formations vendues, des coachings mis en place juste autour de cette thématique. Aujourd’hui, plus que jamais, il est temps de parler pour informer. Parler pour clarifier. Parler pour rectifier. Témoigner et redorer le parcours.

Un fléau mondial

La glossophobie, cette peur de parler en public, touche jusqu’à 75 % des individus et s’accompagne souvent de symptômes physiques (tremblements, transpiration, nausée). De plus, le mythe du don inné persiste : on croit trop souvent que seuls les orateurs nés peuvent réussir. Pourtant, la pratique répétée réduit l’anxiété de 20 à 40 % selon plusieurs études. La glossophobie est donc parfois une peur liée à l’ignorance, ne pas savoir les mécanismes et outils nécessaires pour une prise de parole impactante.

 Une réalité burundaise et africaine

Voici une observation que j’ai faite. Dans les salles de classe burundaises (et africaines), ce sont souvent les garçons qui prennent la parole ou les initiatives, bonnes comme mauvaises. Ceci est lié à la culture qui incite les filles à attendre une permission. Ce constat est un phénomène observé globalement : dans le monde professionnel, hommes comme femmes ne postulent pas de la même manière. Plusieurs sources parlent d’un écart entre l’estime de soi : une étude citée par Sheryl Sandberg affirme que les hommes postulent à un poste dès qu’ils remplissent environ 60 % des critères, alors que les femmes attendent d’atteindre 80 à 100 %. 

Là où une femme qualifiée se dit: “Mon Dieu, je ne pourrais pas”, son homollogue masculin a déjà postulé et sera peut-être même retenu car la plus compétente a eu peur de postuler.Yikes

Dompter la bête

En travaillant avec Mme Lys Neilla sur sa prise de parole en public, j’ai beaucoup appris de ce défi chez les femmes. C’est en hésitant que nous avons débuté mais c’est avec grâce que nous avons finalisé cette belle aventure. 

En imaginant cette initiative (Impact Woman 2.0), je voulais qu’il touche non seulement à la prise de parole des femmes mais aussi à d’autres aspects qui englobent cette prise de parole: le vestimentaire, la voix, les valeurs, etc. Ma joie a été à son comble quand elle a évalué cet accompagnement: “ Pour moi, chaque moment a été marquant”. Cette phrase, aussi petite soit-elle, m’a permis de voir que le pouvoir, c’est l’accès à l’information et à l’éducation.

En vrai…

Femme, ta voix compte : Commence dès aujourd’hui car chaque prise de parole est un pas vers un héritage que tu laisses derrière toi.

Dame Syvine

Suivez moi aussi sur mes comptes, où je partage mes points de vues et mes réfléxions.

marina syvine
marina syvine

Étiquettes
Partagez