J’écris…donc je suis!

20 janvier 2025

J’écris…donc je suis!

Marina Syvine, Credit to Dan’s Group

Dans ce billet de blog, je vous parle de ma passion pour l’écriture et la littérature, mon dévouement pour un travail bien fait et pourquoi je continue à me placer sur cette voie qui semble ne plus être mis en avant, à l’ère où l’attention est une denrée rare que tout le monde s’arrache…

Chers lecteurs,

Pourquoi écrire ? Perdre du temps à se creuser les méninges pour trouver la bonne expression, la bonne tournure ou la bonne figure de style ? D’ailleurs, je parie que si tu es un/une auteur/autrice, écrivain.e ou bloggeur/se, tu revois souvent tes expressions pour rendre l’information le plus assimilable possible. Dis-toi que, depuis quelques années maintenant, ces gladiateurs de mots que nous sommes doivent se battre contre les vidéos/formats d’une minute. Des contenus qui promettent à ceux qui les visionnent d’avoir toutes les informations en une minute trente secondes chrono. Est-ce possible, réellement ?

Nous sommes à l’ère du vite-fait, du « donnes-moi tout le plus tôt possible » et du « ChatGPT, peux-tu me réduire tout ça en une phrase ? ». En vrai, qu’on le veuille ou non, nous devons nous adapter et suivre cette cadence, pour ne pas tomber dans l’oubli. J’ai un collègue qui, quand je lui demande de revoir mes écrits pour me faire quelques suggestions, il me dit souvent : « Marina, je risque de m’endormir. Peux-tu me lire, s’il te plait, ce que tu as écrit ? » . Vraiment, cette pilule à un moment de ma vie, m’était difficile à avaler, moi qui lis depuis l’école primaire. Je me disais : « Qu’est-ce qui est compliqué là-dedans ? ». Aujourd’hui, je comprends parfaitement qu’une, deux pages peuvent être une corvée pour certaines personnes.

Retour sur mes pas

J’écris depuis que j’ai 11 ans. Mes premières histoires, quand j’y repense, provenaient d’un mécontentement. Dans tous les livres que je lisais, je ne retrouvais pas des prénoms qui m’étaient familiers. C’était beaucoup plus des prénoms à la sauce occidentale: Tom Tom et Nana, Sam, Alex, Clover, Tintin…Je remercie l’Institut national français qui a introduit des œuvres pour enfants écrites par des Africains. Je ne me retrouvais pas aussi dans Aya de Yopougon, mais c’était au moins une réalité, des vies proches du quotidien burundais.

J’ai commencé dès lors à écrire des histoires avec les noms de mes camarades de classe : Safia, Merveille, Nona, Champion, Elsie, Yvana, Yvany, Tory, Samara, Lysa, Nicholas, Tony, etc. (je vous salue tous en passant) et c’était parti ! J’étais lancée ! J’écrivais partout et pour tout. J’ai rédigé mon mariage futur avec Justin Bieber, mes virées shopping à Manhattan. J’ai écrit les paroles de chansons imaginaires que je chanterai surement un jour avec des stars de renommée. Je vivais un monde parallèle dans mes écrits.

Un jour, ma mère est tombée sur un de mes trésors et je n’ose pas imaginer ce qu’elle a dû penser. Elle est tombée sur des écrits où je détaillais point par point, mon mariage idyllique avec Jaden Smith. Plus tard, étant adolescente, j’ai viré vers le mélancolique, car je trouvais que personne ne me comprenait (comme toute adolescente qui se respecte). Un jour, l’idée d’écrire un roman me vint à l’esprit. Je voulais certainement me faire lire, mais surtout écrire quelque chose qui n’allait pas se perdre après…

Ecrire pour une noble cause

Freepik, AI

En fait, je vais vous éviter la longue liste des avantages de la lecture et de l’écriture. D’ailleurs, des auteurs remarquables et expérimentés l’ont déjà fait. Aujourd’hui, je vous présente la raison d’exister ce blog. En peu de mots, je crois fermement que les femmes doivent écrire, et surtout les femmes africaines, pour enseigner et partager avec les générations à venir. Je rêve de transformer le narratif des femmes africaines en contribuant à implémenter des solutions durables. Je rêve d’une armée d’Amazones provenant de différentes parties du continent africain œuvrant pour faire du monde un endroit sain et rempli d’opportunités pour chaque être humain.

Au cours de cette année, je vais vous faire voyager dans différentes parties du monde où des femmes font des merveilles. En plus, je vais également vous parler des barrières, des défis que ces femmes rencontrent au quotidien. Bref, tout ceci pour vous inspirer à aspirer à la réussite, au développement professionnel et personnel, mais également au succès qui n’oublie pas l’autre.

Attachez vos ceintures…Et c’est parti !

Avec espoir,

Dame Syvine.

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