Futur, futur, qui survivra ?
Dans cet article, j’aborde un sujet qui m’effraie et qui revient dans la plupart des discussions quotidiennes : la mort. En ouvrant une fenêtre de ce que je pense de ce mange-cœurs, je veux interpeller les lecteurs à vivre chaque joue comme si c’était le dernier… Ou du moins, à essayer.

Ello à tous ! Ici Dame Syvine, sur son clavier, avec le tapotis des touches du clavier. Que j’aime ce son ! Hier, une connaissance à moi, a rejoint le royaume de l’inconnu, où siège Dieu, le Créateur ou le Néant, cela dépend de comment vous le nommer. Cette nouvelle m’a chamboulée comme à chaque fois, comme si je ne savais pas que les gens meurent. Mais, cette nouvelle a aussi catalysé une pensée que j’avais depuis quelques jours. Je vous raconte.
Récemment, j’ai participé à une masterclass où l’on nous demandait de nous projeter sur une période de 10, 20, 30 ans. Croyez-moi, c’est une épreuve. Cela exige que l’on fasse des choix quotidiens qui devront nous rapprocher de la projection que nous avons. Par choix difficiles, ce n’est pas choisir entre être une Barbie à vie ou une adepte de vampires et d’habits noirs (je dois placer une blague, excusez-moi… restons concentrés !) mais plutôt changer de cercles d’amis, se priver de certaines choses qui détruisent à petit feu, adapter le discours selon cette vision, se vouer à une discipline continue. Bref, devenir une personne ennuyante pour la plupart ! Dieu seul sait quelles quantités de litres de larmes j’ai versé pour embrasser certains choix.
Aujourd’hui, voici ma question : si demain n’existait pas, quelles pensées auriez-vous ?
Mon cerveau, un harem de pensées farfelues
Ne me renvoyez pas la même question, je me la suis déjà posée. Eh bien, Peuple de Dieu, si demain n’existait pas, je n’aurais pas que des pensées, j’aurais aussi des actions ! Je passerai certainement ma journée à écrire ce que seraient mes derniers mots, à graver sur papier la plus belle épitaphe qui serait sur ma pierre tombale parce que je suis convaincue que mes ami.es choisiraient une citation nulle. Je suis écrivain quand même, un peu de respect !

Je m’offrirai un poulet au fromage et une quiche, et des chips Paprika tout ce qu’il y a de plus gras, car je sais qu’aujourd’hui, une pareille combinaison me vaudrait 4 kilos de plus sur mon poids que j’ai même du mal à gérer. Et d’ailleurs, à quoi bon prendre soin de son corps, quand l’on sait que demain, il ne sera plus ?
Je monterai dans une voiture et ordonnai au chauffeur de conduire sans destination, juste pour que le vent caresse mes joues et fassent couler toutes les larmes de mon corps ; celles que j’ai refoulées, celles que j’ai ravalées, celles que j’ai fait couler à moitié, celles qui se sont entassées.
J’irai prêcher sur la nécessité d’être bien entourée, sans nécessité d’être coach de la vie ou expert en relations amicales. Je parlerai de belles relations que j’ai eues, des moments magiques et tragiques qui font le parcours humain, de toutes les personnes qui m’ont ramassée à la petite cuillère au lendemain de mes chocs et traumatismes, de celles qui ont peint des sourires sur ma mâchoire édentée. Je parlerai de l’Amour et de l’Amitié.
Je prendrai soin de faire un tri dans mes habits (ne me jugez pas) car je voudrais que mes amis, ma famille, mon entourage les gardent et en fasse un musée d’émotions. Je prends soigneusement le temps de choisir mes habits le matin, qui se SALISSENT AVANT QUE JE N’ARRIVE AU BUREAU (louez-moi une voiture, les gens) ! Il faudrait qu’ils collent ces habits à une photo où j’apparais et que chaque personne qui visite ce musée puisse écrire un commentaire sur ce que cette image lui inspire ! Voilà pourquoi je dois faire un tri…
J’irai au bord du lac, déguster des frites, Indagala et Uburobe (avec sauce Maggi), spécialité burundaise et verserai ma dernière larme, pensant à cette réussite que fut ma vie : des hauts, des bas, des moments forts, électrisants, tristes, amers, mélancoliques mais aussi beaux, chaleureux, tendres et doux.
Dernière question : comment placer touuuuut ça dans 24 heures ?
À vos stylos, crayons et marqueurs !
Avec amour,
Dame Syvine.